LA DINANDERIE

INDIVIDUEL - FAMILLE



Dinanderie : à la recherche d’une pérennité

Le battage du cuivre à Dinant et dans la région, c’est une très longue histoire. En témoigne le nom de « dinanderie » donné à cet artisanat et aux innombrables objets créés avec ce matériau. Aujourd’hui, alors que le martèlement des « batteurs » a pratiquement disparu de la région et que cette activité ne figure plus que de manière très ponctuelle dans la sphère économique locale, la Maison du patrimoine médiéval mosan se lance dans la recherche des nombreuses traces, à la fois passées et présentes, du cuivre et des métiers qui le subliment. Tant du point de vue matériel qu’humain. Un réseau européen a d’ailleurs vu le jour pour recréer un itinéraire du cuivre et pour fédérer l’ensemble des acteurs qui y participent. Avec, pour objectif final, une reconnaissance au titre de Patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Tout le monde connaît les séries de poêlons en cuivre, accrochés dans les cuisines d’autrefois, les bassinoires et les quinquets qui ornaient les vitrines des antiquaires jusqu’il y a peu, les grands plats décoratifs et les porte-parapluies des intérieurs bourgeois, les aigles lutrins et les chandeliers dans les chœurs des églises. Voire les petits articles souvenirs vendus dans les boutiques dinantaises, il y a quelques années : garnitures de bureaux, cendriers, paysages du rocher Bayard sur des tôles repoussées… Ajoutons-y les coqs des clochers, des épis de faîtage et les, beaucoup plus rares, créations d’artistes ou de bijoutiers.

La dinanderie ? Ensemble de savoir-faire et de techniques permettant la réalisation d’objets utilitaires ou décoratifs à partir d’un métal non-ferreux et/ou en alliage à base de cuivre. La production peut être coulée (plutôt pour le bronze) ou battue (plutôt pour le laiton). Dans ce second cas, la déformation plastique ou mise en forme se fait par martelage (ou battage) d’une feuille métallique. Une ciselure peut terminer l’ornementation des pièces. À l’origine, chaudronnerie et dinanderie sont synonymes. Le mot « dinanderie » est apparu au fil du temps, symptomatique de la grande maîtrise des savoir-faire des artisans de Dinant et de sa région. Depuis la seconde moitié du 20e siècle, la dinanderie a pris une tournure plus décorative qu’utilitaire au sein du territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle semble se situer entre la chaudronnerie et l’orfèvrerie. La création artistique se tourne de plus en plus vers le travail de la bijouterie.

Une très longue histoire

Du point de vue historique, on observe que les activités métallurgiques existent tout au long de la Meuse dès le 11e siècle. Mais c’est à Dinant, à partir du 13e siècle, que le savoir-faire des batteurs et fondeurs ouvre la porte à une véritable success-story médiévale. Un succès commercial qui va largement dépasser les rives de la Meuse. Tant pour l’importation des matières premières que pour l’exportation des produits finis à travers le territoire de l’Europe actuelle.

En effet, la dinanderie emploie un alliage à base de cuivre et de zinc connu sous le nom de laiton. Or, le sous-sol de la région dinantaise ne contient pas de cuivre. Au Moyen Âge, celui-ci provient de la région du Harz (Allemagne) ou de Suède et suit les grands courants commerciaux de l’époque. Le minerai de zinc, ou calamine, exploité dans la région mosane, spécialement dans l’espace liégeois, est acheminé vers Dinant via la Meuse. La fabrication des creusets et des fours en briques réfractaires nécessite une grande quantité de terre résistante aux hautes températures. Cette derle, terre des métallurgistes, est très présente dans la région. En outre, l’exploitation de la forêt pour fabriquer le charbon de bois apporte l’énergie nécessaire à l’alimentation des fourneaux.

02.	Plateau de balance en laiton réalisé par martelage, laiton, 14e-15e s. photo Romain Gilles © SPW-DPatLe dinandier fabrique alors des objets utilitaires, comme des chaudrons, marmites, aiguières, poêles, bassins, chandeliers… en laiton. La dinanderie considérée comme l’or du pauvre servira aussi à la réalisation de mobilier et statuaire liturgique de grande qualité. Les artistes et artisans ont eu le talent de développer un savoir-faire extraordinaire qui a mené à un succès commercial hors du commun. Même après 1466 et la destruction de Dinant par les Bourguignons, la splendeur commerciale de la ville va survivre jusqu’au 16e siècle, et la pratique des dinandiers dinantais va essaimer plus largement.

Entre 1994 et 2009, les fouilles archéologiques menées à Dinant et Bouvignes de plusieurs ateliers de fondeurs et batteurs médiévaux ont permis de mieux appréhender cette activité. De même que l’archéologie expérimentale et les analyses scientifiques assurent de plus en plus une meilleure compréhension de la chaîne opératoire de fabrication depuis l’importation du minerai jusqu’au produit fini.

 

Une évolution inattendue

La Maison du patrimoine médiéval mosan présente ces différentes techniques de fabrication à partir de pièces originales découvertes lors de fouilles des anciens ateliers de dinanderie de Dinant et Bouvignes en activités jusqu’au 16e siècle. Des maquettes, vidéos, animations interactives et reconstitutions permettent aux visiteurs de toucher, sentir et mieux comprendre la complexité de l’alliage et la mise en forme des pièces exposées.

Des dynasties d’orfèvres et chaudronniers d’art, avec des noms et signatures aussi prestigieux que Dusart, au 17e siècle, et Nalinne, au siècle suivant, viendront encore enrichir les collections de la MPMM en 2026.

Plus près de nous, un nouvel essor davantage tourné vers une production industrielle, avec des fabrications en série, voit le jour au 19e siècle. Pour disparaître à nouveau dans le dernier tiers du 20e siècle.  

De son côté, l’école des Métiers d’Art de Maredsous tentera, du début du 20e siècle, de redonner un nouvel élan à la production artistique de la dinanderie. En traversant les diverses sensibilités du moment : des œuvres surtout inspirées par les courants néogothiques, au départ, jusqu’aux formes contemporaines, dans les années 1960. De ce creuset namurois, sortiront des artistes de renommée internationale tels que Philippe Denis, Félix Roulin et Marcel Nulens, actifs bien au-delà de la seule dinanderie.

Si le travail du laiton, à des fins utilitaires, subsiste encore de nos jours pour l’industrie ou le bâtiment, par exemple au sein de la Dinanderie Clabots sprl à Dinant, la création artistique n’a pas totalement disparu pour autant, notamment dans le secteur de la bijouterie. Et, à travers les gestes de ces artistes/artisans se perpétuent des savoir-faire venus du fond des âges, en terre dinantaise.

Une enquête de terrain

C’est en raison de ces mutations récentes qu’une nouvelle définition de la dinanderie a pu être proposée (voir ci-dessus), suite à l’enquête réalisée à l’occasion de l’ouverture d’un dossier de reconnaissance de la dinanderie comme élément emblématique du Patrimoine culturel immatériel (PCI) auprès de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

La MPMM part à la rencontre des anciens dinandiers, ici Gérard De Marco © MPMMLa méthodologie ? « Le travail consista d’abord à rechercher des artisan·e·s de la dinanderie en activité aujourd'hui, d’en rencontrer un certain nombre, de les sensibiliser à la demande de reconnaissance et les inviter à intégrer cette démarche par une participation volontaire. Ce travail, coordonné par l’asbl Qualité-Village-Wallonie, s’est déroulé de mars à août 2025. Parallèlement à la réalisation d’un répertoire des dinandier·ère·s, riche actuellement de 40 artisan·e·s, une enquête de terrain a été menée auprès de ceux/celles-ci grâce à un questionnaire élaboré avec l’aide du comité d’accompagnement de la Maison du patrimoine médiéval mosan. Les réponses personnelles à ce questionnaire, soumis par voie électronique et postale, ont été qualitatives. Elles permettent, comme les nombreuses lettres de soutien, de nourrir la réflexion préalable à la demande de reconnaissance », explique Anne Franchimont qui effectua ce travail pour Qualité-Village-Wallonie. Cette recherche concernant les activités dinandières actuelles a également permis de collecter une série d’interviews plus ou moins récentes d’artistes encore en activité aujourd’hui. Par ailleurs, avec l’aide de la Province de Namur, la MPMM a pu rencontrer et enregistrer le témoignage d’anciens dinandiers bouvignois, à propos de leur métier au sein des ateliers toujours en activité jusque dans les années 1980.

Le 10 février 2026, une journée d’échanges autour de la dinanderie contemporaine sera organisée à Dinant. Quelques pistes de réflexion qui ont émergé suite à l’enquête seront partagées et développées tant par des professionnels du secteur que par le monde socio-culturel et éducatif.

 

Sensibiliser les jeunes

On le voit, le travail du cuivre et du laiton relève aujourd’hui de la compétence et du talent des quelques rares dinandiers dont le métier est de moins en moins connu. Il ne s’agit pas seulement de préserver un patrimoine historique : il faut aussi conserver et transmettre la somme des connaissances relatives au métier et perpétuer une pratique. Afin de ne pas perdre ce savoir-faire exceptionnel, la MPMM s’est inscrite, dès 2023, dans le programme PECA (Parcours d’Education Culturelle et Artistique) pour valoriser la dinanderie auprès des jeunes : « Sur les traces des dinandiers ».  

L’objectif du projet est multiple :

  • Permettre aux élèves d’acquérir de nouvelles connaissances sur l’histoire de leur région, l’art de la dinanderie et la période médiévale ;

  • Proposer une initiation à plusieurs disciplines artistiques ;

  • Encourager la découverte d’œuvres contemporaines en dinanderie dans l’espace public ;

  • Faire découvrir un musée local, (la MPMM) ;

  • Offrir une rencontre avec une artiste, dinandière (Vanessa Denis, Hastière).

Environ 600 élèves de la 2e année du secondaire ont déjà eu l’occasion de participer à ce projet. Cette activité a été construite en trois étapes :

Découvrir la dinanderie se fait aussi avec les mains © MPMM

  1. Visite de la MPMM pour la découverte de la dinanderie médiévale à travers l’archéologie. Munis d’une fiche à compléter, les élèves observent, manipulent des copies de pièces pour comprendre les procédés de fabrication des objets en laiton. Ils visionnent également un film consacré à la fonte et la coulée du métal.  

  2. Balade dans Dinant et Bouvignes à la recherche des œuvres en dinanderie visibles dans leur environnement.

  3. Rencontre avec une artiste dinandière, Vanessa Denis. Elle parle de son métier, explique les différentes techniques qu’elle utilise dans sa pratique. Elle invite ensuite les élèves à créer leur propre œuvre tout en les initiant à la technique du martelage et de la ciselure. 

Atelier de dinanderie animé par Pascal JacquesPar ailleurs, en septembre 2024, la MPMM a proposé, lors de la journée « Bouvignes en fête », un atelier d’initiation à la dinanderie accessible à un public familial. Les artistes Vanessa Denis, Pascal Jacques, Martine Le Boulangé et Marie Arcq ont accompagné les participants à créer et ciseler leur œuvre. (illu.06) Pour affirmer cette filiation entre passé et présent, les artistes participants ont également pu exposer leurs œuvres au musée, à côté des pièces archéologiques du 14e et 15e siècles.

Ces différentes activités destinées aux jeunes et à un public familial montrent l’intérêt que suscite ce savoir-faire mais, par ailleurs, fait apparaître une grande méconnaissance de cet art pourtant issu de la tradition dinantaise.

Une formation en dinanderie est également accessible à tout public, à partir de 16 ans, à EAFC de Dinant (enseignement pour adultes et formation continue). Cette formation est unique en Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle invite l’élève à découvrir les techniques ancestrales pour un travail plus contemporain ou traditionnel : mise en forme d’une feuille métallique (par battage, rétreinte et emboutissage) et ciselure.

 

Ensemble, on est plus fort

À l’échelle internationale, la MPMM est membre du Réseau Européen du Cuivre (REC), sites, patrimoine et savoir-faire. Ce réseau d’échanges culturels sur les fabrications en cuivre et alliage cuivreux a été fondé en 2023. Il rassemble à la fois des institutions culturelles, des fondations, des entreprises, des artisans d’art et des universités. Le siège de l’association est situé à Villedieu-les-Poêles, en France. Le REC privilégie les échanges autour de l’histoire du cuivre et des alliages cuivreux en Europe. Des comparaisons à l’échelle européenne permettront de mieux connaître cette histoire et de proposer une chronologie de l’apparition des « cités du cuivre » et de faire un travail en commun de mise en valeur des savoir-faire, des techniques et des patrimoines liés à cet artisanat. https://europeancoppernetwork.carrd.co/

Le REC a plusieurs objectifs :

  • Se réunir en un symposium pour permettre aux artisans du cuivre de se retrouver pour une étude comparatiste de leur geste et savoir-faire ;

  • Créer un itinéraire culturel du cuivre en Europe sous le haut patronage du Conseil de l’Europe ;

  • Faire reconnaître le travail et les savoir-faire du cuivre et de ses alliages au titre de patrimoine immatériel de l’humanité (UNESCO).

C’est ainsi que la MPMM avec ses divers partenaires s’est lancée dans le projet de reconnaissance de la dinanderie comme élément emblématique du Patrimoine culturel immatériel en FWB.

Le dossier de demande de reconnaissance est aujourd’hui en cours de rédaction, avec l’aide de nombreux partenaires. La MPMM, en tant que musée présentant des collections anciennes de dinanderie, et comme acteur culturel de la région dinantaise, s’est entourée de chercheurs, de formateurs, d’artistes et d’artisans pour perpétuer cette tradition et sensibiliser les jeunes générations à ce savoir-faire précieux pour un art appelé à se renouveler et à trouver un nouveau souffle pour les créations futures.

 

Bibliographie

TOUSSAINT 2005 : TOUSSAINT J., Art du laiton, dinanderie, Namur, 2005.

THOMAS 2014 : THOMAS N., LEROY I., PLUMIER J., L’or des dinandiers. Fondeurs et batteurs mosans au Moyen Âge, Bouvignes-Dinant, 2014 (Cahiers de la MPMM, 7).





Le Réseau Européen du Cuivre. Sites, patrimoine et savoir-faire

La Maison du patrimoine médiéval mosan fait partie du Réseau Européen du Cuivre (REC) et participe aux échanges européens sur l’histoire de ce métal et de ses productions, à base de cuivre ou d’alliages cuivreux.

L’association a été fondée et déclarée le 3 avril 2023 auprès de la préfecture de la Manche. Son siège est situé en France, dans la Manche, dans la « cité du cuivre » : Villedieu-les-Poêles. Elle a été créée à l’instigation de l’équipe du musée de la ville, dont une bonne partie des collections regroupe des cuivres, outils et objets relatifs à cet artisanat, qui a façonné la ville elle-même.

Le Réseau Européen du Cuivre regroupe, à l’échelle européenne, à la fois des institutions culturelles, des entreprises, des artisans d’art, des collectivités territoriales et des chercheurs intéressés par ces thématiques.

À travers toute l’Europe, des centres de production d’objets en cuivre sont apparus depuis la haute antiquité. Le Moyen Âge a vu certaines villes européennes se spécialiser dans ce type de fabrication, notamment dans la région dinantaise, parfois aidées par la présence proche de mines, parfois, très éloignées de ces gisements.

Le REC privilégie les échanges autour de l’histoire du cuivre et des alliages cuivreux (laiton, bronze, etc.) en Europe. Les liens commerciaux, et les routes d’approvisionnement entre le Proche-Orient, berceau de l’artisanat du cuivre et le continent européen, et au sein même du continent européen entre les régions de production de minerai et les centres de transformation.

Les trois principaux objectifs du REC sont les suivants : 

  • Une réunion européenne sous forme d’un premier congrès du réseau, ouvrant sur une publication internationale, fruit du travail de l’ensemble des membres de l’association, et un symposium permettant aux artisans du cuivre membres du réseau de se retrouver pour une approche comparatiste de leurs gestes et savoir-faire.

  • Projet d’itinéraire culturel du cuivre en Europe, au sens des routes culturelles mises en place sous le haut patronage du Conseil de l’Europe. L’idée est de créer un label spécifique « Réseau Européen du Cuivre » qui sera une marque de reconnaissance de l’intérêt patrimonial du site partenaire.

  • Reconnaissance du travail et des savoir-faire du cuivre et de ses alliages au titre du patrimoine immatériel de l’humanité (UNESCO). Dossier à produire en suivant le processus décrit sur le site de l’UNESCO. Cela suppose un travail au préalable de recension dans chaque pays du réseau, ce qui est déjà un des buts de notre association.

  • Les premières journées d’échanges du réseau en présentiel ont lieu à Villedieu-les-Poêles les 25 et 26 novembre 2024.


Les administrateurs du REC en 2025 :

  • Philippe Clairay - directeur des Musées de Villedieu-les-Poêles - FRANCE

  • Maria-Paola Favano - professeur de Français, représentant le Museo delle Rame de Dipignano - ITALIE

  • William Becker - directeur du Musée du Cuivre de Durfort - FRANCE

  • François Homo - directeur de l'entreprise Chaudrolux - FRANCE

  • Claire-Marie Vandermensbrugghe - directrice de la Maison du patrimoine médiéval mosan - BELGIQUE

  • Anne-Clothilde Dumargne - postdoctorante, chargée de recherche, projet PROMATECH BRAIN 2.0 Belspo (MRAH Bruxelles) - BELGIQUE

  • Krste Sokolov - responsable accueil et tourisme (commune de Kavadarci) - MACEDOINE DU NORD

  • Alex Langlands - archéologue et historien (Université de Swansea - Pays de Galles) - ROYAUME-UNI

  • Lucie Brault-Gicquel - FRANCE

Pour en savoir plus : https://europeancoppernetwork.carrd.co/#



Avec l’objectif de préserver la mémoire du travail des dinandiers au 20e siècle, la MPMM et la Province de Namur ont réalisé ensemble en 2023 les interviews de messieurs Gérard De Marco et Kalman Pizinger.

Entretien avec Gérard De Marco

Interview : Philippe Martin

Images : Mélodie Brassinne (Province de Namur) et Aurélie Stuckens (MPMM)


Entretien avec Kalman Pizinger

Interview : Philippe Martin

Images : Mélodie Brassinne (Province de Namur) et Aurélie Stuckens (MPMM)



Cahiers de la MPMM n° 7 : L'or des dinandiers. Fondeurs et batteurs mosans au Moyen Âge

Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « L'or des dinandiers » organisée à la MPMM, du 29 mars au 16 novembre 2014.

Une co-production MPMM / SPW / Inrap

Format A4, 136 pages

  • Télécharger gratuitement la publication.

  •  Publication papier épuisée.

 

Cahiers de la MPMM n° 8 : D'art et de laiton. Dinanderie liturgique mosane

Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « D'art et de laiton » organisée par la MPMM, en collaboration avec la paroisse et la fabrique d'église de Bouvignes, et présentée à l'église Saint-Lambert de Bouvignes du 5 juillet au 14 septembre 2014.

Format A4, 64 pages

  •  Commander la publication papier au prix de 10,00 € (+ frais de port)